L'économie - Saint-thégonnec et le lin

L’architecture religieuse bretonne est tout à fait caractéristique. On peut l’étudier particulièrement à travers les enclos paroissiaux qui regroupent les éléments cultuels suivants : le baptistère, l’ossuaire, l’échalier, le porche, différents calvaires, l’arc de triomphe et le mur d’enceinte qui sépare l’espace profane de l’espace sacré. On y célèbre l’entrée dans la vie et dans la mort.

La porte triomphale de Saint-Thégonnec
Des enclos tels que ceux de Saint Thégonnec, Guimiliau ou Rumengol sont bien connus dans le Nord Finistère notamment grâce à leur richesse architecturale et à leur mobilier religieux, même si dans le cas de Saint Thégonnec, une partie du patrimoine a été perdue dans l’incendie qui a ravagé l’église le 8 Juin 1998. Pour preuve, la charpente de la grande nef qui a été brûlée sur deux mètres.


Pour pouvoir construire de tels monuments, il a fallu beaucoup d’argent. Celui-ci provint de la vente du lin qui a été très importante dans le Léon entre le XVème et le XVIIIème siècle.
Le lin était cultivé par les paysans dans le nord du Léon puis tissé dans le sud . Pour le rouir, ils utilisaient des lavoirs à lin (« Kanndi » en breton).


Après le tissage du lin, les toiles pouvaient enfin être chargées sur des navires en partance pour l'étranger. Les marins anglais venaient dans les ports acheter ces toiles de lin. Mais la décision politique prise par Colbert de taxer les toiles de lin anglaises stoppa la prospérité de l’ouest. Un lavoir à lin
Un lavoir à lin
C’est donc la culture du lin qui a permis au Nord Finistère d’avoir un patrimoine religieux particulièrement riche grâce aux paysans qui s’enrichissaient et qui apportaient de l’argent aux paroisses.



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Copyright©Lycée Brizeux, juin 1999