Max Jacob et les Quimpérois - Une relation ambiguë


L’opinion de Max Jacob sur les Quimpérois

Max Jacob a entièrement axé son œuvre poétique autour du pôle Quimpérois. En effet, on trouve dans ses textes des allusions nombreuses aux potins qui agitaient Quimper, ainsi que des caricatures de bourgeois Quimpérois.

M. de LA TREMBLAYE
M. de LA TREMBLAYE


Mme de LA CHAFRIE
Mme de LA CHAFRIE

Il critiquait souvent les habitants mais gardait pour eux une indulgence amusée. Pour preuve, il dédia en 1936 aux Enfants de Quimper un texte préface et continuait de confier ses écrits au bibliothécaire de Quimper, M. Gallo.
Mais le poète accusait sa ville d’ingratitude et d’ignorance, tandis qu’il constituait lui-même un fonds de ses œuvres à la bibliothèque, là où ma mémoire sera sauve.
Bien que Max Jacob alimentât Quimper de petits scandales, les habitants ne l’ont jamais haï et Max Jacob les a toujours aimés.

M. GOIN
M. GOIN



COTTE GRELU
COTTE GRELU




L’opinion des Quimpérois sur Max Jacob

Max Jacob entretenait des rapports aigre-doux avec Quimper. Du moins, le poète était peu apprécié des notables de la ville. En 1923, il publie Le Terrain Bouchaballe, livre détesté des Quimpérois.

Max Jacob lui-même reconnaissait qu’il ne fallait pas le faire connaître aux Quimpérois. Pour eux, ce roman était vexant à tous égards et bâti à coups de ragôts malveillants.

Fête bretonne

En effet, la plupart savait parfaitement ce à quoi Max Jacob faisait allusion dans Le Terrain Bouchaballe. Pourtant le poète ne se lassait pas de complimenter sa ville natale : Quimper, jolie ville, vingt mille âmes.

Mais les notables et le maire Théodore Le Hars n’apprécièrent pas de se voir caricaturés dans ce roman.

Ce refus du Terrain Bouchaballe par Quimper demeura longtemps et permit à la majorité des habitants d’ignorer le reste de l’œuvre de Max Jacob.




La rencontre entre Max Jacob et Per Jakez Hélias

Max Jacob fréquentait un café de bourgeois : L’Epée. En 1935, Max Jacob et Per Jakèz Hélias se rencontrèrent parfois dans ce café, échangèrent de brèves paroles.

Per Jakès Hélias
Per Jakès Hélias

Mais le poète s’intéressa au futur écrivain car quelques personnes lui avaient affirmé que Jakèz Hélias était un fin connaisseur de la langue bretonne. Ce dernier n’était encore qu’un élève au lycée de La Tour d’Auvergne et le fait d’avoir été aperçu en compagnie de Max Jacob à plusieurs reprises fut l’objet de réprimandes de la part du proviseur du lycée. Il le jugeait être en compagnie douteuse.




L’œuvre et les Quimpérois

Les Quimpérois ont toujours suivi avec attention l’œuvre de Max Jacob. La presse rendait compte aux habitants de son actualité et les articles étaient souvent élogieux.

Max Jacob par Pierre de Belay
Max Jacob par Pierre de Belay

Pourtant les Quimpérois n’apprécièrent guère Les Gwers, la première ébauche des poèmes de Morven le Gaélique, et le tableau exposé Vieilles maisons à Paris n’eut pas de succès.
Cependant de fidèles amis de Max Jacob, Pierre Allier et René Villard, ont popularisé son œuvre dans leurs articles et leurs conférences.
C’est en réalité après la mort du poète que son œuvre a été appréciée à sa juste valeur.






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