Article paru dans le quotidien régional OUEST FRANCE, 15 avril 1995


Voyage cybernétique sur les autoroutes informatiques

San Diego met Quimper sur Internet

Quimper et la Cornouaille se placent pour ne pas rester scotchés au bord des autoroutes du multimédia. Un "pirate" a déjà pris les devants et placé la ville de saint Corentin sur les écrans d'Internet. Séquence virtuelle.

Les autoroutes de l'information ("Information Highways") sont en devenir, même si les cantonniers chargés de les construire se disputent encore sur la taille des cailloux qui doivent paver les chemins vicinaux. La planète informatique émerge.

Notamment sur le réseau Internet où on trouve de tout. "Du pire (pornographique) au meilleur (musée du Louvres)". André Nicolas, Quimpérois d'origine, qui vit aujourd'hui au grand duché du Luxembourg et "participe avec beaucoup d'autres à l'"aventure" de la construction européenne" (en rêvant a ses étés à Combrit) nous signale qu'il a trouvé "dans le dédale" d'Internet un serveur "qui propose aux Quimpérois exilés de redécouvrir leur ville natale en multimédia (textes, images et son) en se connectant sur un serveur basé à ... San Diego en Californie".

Une surprise due à un autre Quimpérois, Eric Calais, qui travaille comme géophysicien à l'université de San Diego. "On peut ainsi visiter la rue Kéréon avec vue sur la cathédrale et ses statues polychromes, ou bifurquer sur la place au Beurre, ré-apprendre des recettes de cuisine, laisser un message à ses compagons de route virtuelle, etc". En souhaitant bienvenue aux nouveaux "netsurfers", André Nicolas nous conseille de ne pas attendre et de se précipiter "d'envahir un espace pour propager l'image d'une région dynamique et définitivement orientée vers son avenir". Il nous donne l'adresse de WWW-Kemper : "http.pauk.ucsd.edu/eric/eric/kemper1.htlm". Quoi de plus simple ?


Un grand merci à Catherine Soubeyrand qui a rendu ce texte accessible sur WWW Kemper.

Attention: comme vous l'aurez certainement noté, l'URL des pages WWW Kemper donné dans cet article est faux. Ca ne serait pas arrivé si le journaliste s'était donné la peine de me contacter avant de rédiger. Mais bon...