De la danse arménienne à l'accordéon québécois
Les "Celtitudes" sans frontières d'Alain Pennec

Le final du concert
Le trio Pennec-Landry-O'Connor






Trois champions de l'accordéon venus de Bretagne (Pennec)
du Québec (Landry) et d'Irlande (O'Connor).










Environ 4000 spectateurs ont assisté, hier soir à l'Amphithéâtre, à un mélange bien synchonisé de musiques bretonne et irlandaise, de danses écossaises, ou de chanson québécoise. Mêlées aux compositions d'Alain Pennec, l'accordéoniste-créateur.

Alain Pennec, les cheveux ras et l'anneau à l'oreille, reprend la main. L'instant d'avant, caché dans l'ombre violette, l'accordéoniste contemplait les gradins, envahis par la foule, et souriait intérieurement. Le public battait la mesure de la chanson-réponse "Mes souliers sont rouges", entonnée par groupe québécois Entourloupe, après avoir assisté à l'envol des quatre danseuses de Vale of Atholl, dans le souffle des cornemuses.

Concentré sur son accordéon, Alain Pennec relance la musique, soutenu par les notes claires, presqu'électriques, de la harpe d'Aurore Breger. Subtil équilibriste entre la centaine d'artistes de la soirée, qui alternent puissance des cornemuses et douceur d'une flûte irlandaise, l'accordéoniste presse son piano à bretelles pour métamorphoser, en un clin d'oeil, un air traditionnel en rock.

"Ah ! Que c'est triste ! C'est bien malheureux". Changement de rythme quand la foule reprend le refrain du chanteur gallo Roland Brou. La scène, balayée en coup de vent par les Eostiged ar Stangala, champions de Bretagne de danse, et les foulards des danseurs arméniens d'Ararat, laisse ensuite la place au magnifique accordéoniste irlandais Mairtin O'Connor. Pour un trio endiablé avec Alain Pennec et Stéphane Landry, l'accordéoniste d'Entourloupe.

Une soirée changeante,
dynamisée par les passages des danseurs et l'absence de temps morts. Grâce à la quinzaine de musiciens bretons de haut niveau dont s'est entouré Alain Pennec, le concert gardait sa belle couleur musicale du début à la fin. Dommage que les invités soient revenus après avoir disparus, atténuant ainsi l'effet de surprise... Mais les accordéons, qui revenaient cueillir le rythme pour l'amener plus loin, faisaient oublier ses répétitions.

L'une des danseuses écossaises avec le pipe band Vale of Atholl.


L'ensemble arménien Ararat.







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