La Galice et la Bretagne toujours plus proches
Carlos Nuñez et Jean-Louis Hénaff se concentrent

 

 

 



 

Au Pavillon, lundi soir, deux hommes discutent d'une manière étrange, sur fond de cornemuses. Ces deux-là se connaissent bien : Carlos Nuñez, le prince de la gaïta galicienne, a souvent joué avec Jean-Louis Hénaff et le Bagad Kemper. Ils préparent le concert de ce soir, place de la Résistance, au cours duquel le bagad jouera cinq morceaux. Ils discutent par gestes, fredonnent des mélodies aux rythmes soutenus, l'un jouant sur une flûte invisible, l'autre ayant les gestes du pen-soner, concentrés sur la partition d'une Pandeirada galicienne. Un morceau que le bagad a joué sur le dernier album "Os amores libres" de Carlos Nuñez. "Ici, on enlève le ré bémol, là on le remet", propose Jean-Louis Hénaff. "Bonne idée !, lui répond le virtuose galicien. Et içi : Boum ! Avec tout le bagad".

Les deux musiciens inventent des transitions nouvelles et jouent sur la progression du tempo, pour créer un live inédit. "Accélérando ?" demande l'un. "Oui, mais pour faire monter le tempo à 35 personnes entre la huitième et la dixième seconde...". Dans cette alchimie musicale, Jean-Louis Hénaff garde l'oeil sur le chronomètre : "Vous avez assez pour enlever une pastille sur un ré et gonfler les bourdons ?", demande-t-il à Hervé Renault, le pen-cornemuse qui vient de les rejoindre. Ce soir à l'Amphithéatre, les musiciens commenceront par l'Alala, une gwerz galicienne au rythme flamenco. Ce sera ensuite la Pandeirada, qui rapelle le laridé, avant la gwerz bretonne Eliz Iza. La Pontevedra, une marche traditionelle galicienne, sera interprêtée, avant le final de Green lands, dejà joué pour l'Héritage des Celtes. Carlos Nuñez échangera alors sa flûte pour la gaïta... mais le public aura déjà été conquis depuis longtemps.

 

       
 
   







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