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La fusion des musiques tziganes et bretonnes

500 personnes ont assisté, hier soir, au concert d'Erik Marchand avec le Taraf de Caransebes.
Derrière les murailles du jardin de l'évêché, la voix pure et nasillarde du chanteur breton s'est mêlée aux cuivres endiablés des tziganes roumains de Banat. Pour cette création, la musique des Balkans alternait avec des danses bretonnes et des compositions d'Erik Marchand."Nous allons terminer par une danse d'origines diverses : un peu du Morbihan, un peu d'un pays que l'on appelait la Yougoslavie". L'une des plus belle voix traditionnelle de Bretagne a alors repris sa course mélodique pour se mêler au tempo des cuivres, toujours prêts à s'emballer. La danse était mélancolique mais rapide, entraînante et nostalgique.


Après le deuxième rappel, le chanteur a pris sa clarinette bretonne (an dreujenn-gaol) et tous les musiciens, y compris le violoniste Jacky Molard et le joueur de bombarde, ont quitté la scène en jouant, tandis que le public marquait la cadence."Formidable ! Nous n'avons pas l'habitude de ces mélanges culturel chez nous", expliquait un couple venu des Alpes. "Les cuivres apportent une sonorité nouvelle et se mélangent très bien à la bombarde", analysait Gwénolé, sonneur à Guingamp. "Et la voix est fondamentale pour un concert, sinon le public se serait lassé." Après une heure trente de concert, la scène est redevenue vide, entre le tilleul et le magnolia en fleurs, et le public satisfait s'est déplacé vers la taverne des jardins de l'évêché, où la musique a continué jusqu'à 2 heures du matin.


(Realaudio)

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