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Bretagne-Buenos-Aires Yeux de Breiz pour le tango argentin

Il est des rencontres où l'on ne peut qu'admettre son impuissance sur les choses. La Bretagne de Bouch Du et l'Argentine du Cuarteto Cedron se croisent... et c'est le coup de foudre !
Cette dimension du hasard providentiel flotte sur le jardin de l'Evêché. Les huit instrumentistes, réunis en arc de cercle, semblent suspendre leurs notes aux arbres et aux toits ceints d'une bulle musicale. Subtil enlacement, douce emprise de deux univers étrangers l'un à l'autre et pourtant en parfaite communion.
Les accents profonds et déchirés du tango font monter une complainte amoureuse pour une Bretagne que Yann Dour déshabille de son austérité.
Voix claire et accordéon sensible, il répond à la partition argentine par une présence naturelle qu'il n'est jamais besoin de forcer. La Bretagne se fait féminine, charmeuse, chante les amours impossibles. Ceux de légende. Les plus beaux. La Cornouaille se rappelle au souvenir d'un romantisme presque médiéval. Tandis que Buenos-Aires, par la voix chaude et grave de Juan Cedron, nous met le coeur à nu et à vif. Tour à tour, les instruments s'interpellent, échangent, suggèrent...
L'ensemble puise souvent sa force aux meilleures sources de la musique duale, évocatrice de tradition. Hautbois, violons et violoncelle apportent une ultime touche de classicisme. L'histoire est belle. Et, comme toutes les belles histoires, elle reste fugitive.
Pour la plus grande émotion d'une chambrée de près de quatre cents spectateurs égarés dans un rêve inédit. Séduits. Presque perdus au jardin d'Eden.

 

(Realaudio)

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