Le Ceili ne dort que d'un il

C'est le repaire des oiseaux de nuit. Le Ceili, la fête en gaélique, est au festival de Cornouaille ce que les Champs-Elysées sont au 14 juillet : un rendez-vous obligé. Situé humoristiquement en place de Cozanie centrale - Jean-Yves Cozan est une haute figure bretonnante - le petit bar a des allures de pub avec son comptoir d'acajou en cercle, ses affiches celtiques, ses banquettes et ses tabourets. Un minuscule café au débit gargantuesque : 7 200 demis, soit 1 800 litres de bière sont éclusées chaque semaine, bien plus que dans de nombreuses brasseries bretonnes. Et encore, ce n'est que la consommation moyenne hors festival : quand chaque année la fête de la Cornouaille commence, le Ceili ne ferme quasiment pas de toute la semaine et on arrête de compter. Et Christian, le patron, veille à sa réputation d'hospitalité. Une veille à ne surtout pas déranger.


24/07 - Photo no. 6