La Bretagne en un tour de main

Louise a l'il sur ses ouailles. Une vingtaine d'apprentis crêpiers -des femmes en grande majorité, mais deux hommes font bonne figure - se sont inscrits à son stage "crêpes", l'une des formations proposant d'initier les festivaliers à l'une ou l'autre des traditions bretonnes. Qu'ils soient Bretons comme Mme Lugern, de Quimper, ou qu'ils viennent de plus loin comme les époux Devaux de Draguignan, tous essaient de faire dans la dentelle. D'abord la pâte, de blé noir ou de froment, consciencieusement pétrie, frappée puis laissée au repos pendant deux heures. Ensuite, le coup de patte : sur la plaque bien chaude (le "bilic"), il faut vite étaler la pâte en faisant un cercle avec la raclette de bois, le "rozell". Il ne reste plus qu'à décoller : la crêpe est détachée puis retournée avec le "spanen" ou couteau de bois. Et si c'est un peu raté, on mange tout et on recommence !


23/07 - Photo no. 2