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La Bretagne au bout du fil
Des oeuvres d'art peintes à l'aiguille. Le détail des broderies sur les costumes traditionnels bretons donne une idée des qualités (patience, minutie) et du temps nécessaire pour la réalisation d'une portion de tissu souvent limitée : les brodeuses consacrent souvent plusieurs centaines d'heures à leur ouvrage, mais ces passionnées ne comptent pas le temps passé. L'atelier de broderie traditionnelle d'Annie Pedron et de Maryvonne Tymen propose de découvrir une technique par jour (filet pour les coiffes, le point bigouden, la broderie Richelieu, d'art ou sur tulle et le perlage) : avec quinze stagiaires en moyenne par jour, la formation à cette pratique quotidienne du passé est l'une des plus suivies. Non pas par nostalgie, mais pour l'amour du beau. |
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Le roi, le diable et la princesse
La légende claque au vent depuis le début du festival. Au beau milieu de l'Odet, la rivière de Quimper, se dressent huit drapeaux qui rafraîchissent la mémoire. Le roi Gradlon, maître de la ville d'Ys (l'actuelle Douarnenez) avait une fille, la princesse Dahut, libertine et rebelle. Coureuse en diable, elle ne put résister longtemps aux avances d'un beau prétendant qui n'était que Belzébuth lui-même. Celui-ci demanda à la princesse, en gage d'amour, de lui offrir les clés de la ville qu'elle subtilisa à son père. Dès que le Malin obtint les précieuses clés, il ouvrit les portes de la cité et y fit déferler les flots qui submergèrent la ville. Conseillé par saint Corentin, le roi se résolut, pour punir sa fille, de l'abandonner au raz-de-marée. Fuyant sa cité, Gradlon arriva à l'endroit où s'unissent deux rivières entre sept collines. Il s'installa au confluent des deux cours d'eau et baptisa sa nouvelle ville Kemper - le confluent en breton. |
Essai son
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