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Gare aux gori-i-i-istes !
Huit cents kilos de chansons brestoises, ça ne peut pas passer inaperçu. Les huit ténors de Brest, les Goristes, ont des arguments de poids : leur corpulence, qui en impose, leurs chansons, des bonnes vieilles chansons de marins que le public hilare reprend dès les premières notes, et leur humour. Ils jouent avec les lettres de leurs tee-shirts comme avec leurs textes. Ils ont aussi leur lexique personnel, allant de goriste ("personne grassouillette qui chante sans trop se prendre au sérieux") à gorister ("action consistant à chanter le plus fort possible des chansons brestoises"). Avec les chansons traditionnelles (Fanny de Lanninon, Le forban, avec sa gamelle) comme avec leurs créations (Vin qui pétille, femme gentille), ils ne laissent pas le temps au public de reprendre une contenance. Les Goristes, un spectacle à boire absolument. |
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Le Ceili ne dort que d'un œil
C'est le repaire des oiseaux de nuit. Le Ceili, la fête en gaélique, est au festival de Cornouaille ce que les Champs-Elysées sont au 14 juillet : un rendez-vous obligé. Situé humoristiquement en place de Cozanie centrale - Jean-Yves Cozan est une haute figure bretonnante - le petit bar a des allures de pub avec son comptoir d'acajou en cercle, ses affiches celtiques, ses banquettes et ses tabourets. Un minuscule café au débit gargantuesque : 7 200 demis, soit 1 800 litres de bière sont éclusées chaque semaine, bien plus que dans de nombreuses brasseries bretonnes. Et encore, ce n'est que la consommation moyenne hors festival : quand chaque année la fête de la Cornouaille commence, le Ceili ne ferme quasiment pas de toute la semaine et on arrête de compter. Et Christian, le patron, veille à sa réputation d'hospitalité. Une veille à ne surtout pas déranger. |
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