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L'aubade donnée aux festivaliers
Dès qu'ils jouent, tout s'arrête alentour. Mieux qu'un coup de canon, c'est un bagad, cœur vibrant de la Bretagne, qui a lancé les premières notes de musique du festival de Cornouaille. Le bagad Penhars de Quimper - cornemuses, bombardes et percussions - avait l'honneur de charmer les passants pour les mener jusqu'au pied de la cathédrale où les attendaient des produits régionaux. Le bagad sait ménager ses effets, alternant marches en musique et haltes sur une placette ou sous une fenêtre. L'effet agit aussi sur ses musiciens. Annaig, 15 ans, est la seule fille de cette formation dans laquelle elle joue de la bombarde, la petite flûte bretonne. Elle a commencé à l'âge de neuf ans et n'est pas prête de décrocher. "J'aime toujours autant ça, confie-t-elle, enjouée, et puis l'accueil du public me fait toujours autant plaisir" Ambassadrice culturelle à 15 ans, comment s'en lasser ?
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Petits danseurs deviendront grands
Le pas est chancelant mais l'œil est attentif. Aujourd'hui, sur la place Laennec, on apprend à danser breton. Le Festival est en effet l'occasion de s'initier à de multiples pratiques traditionnelles bretonnes : musique, crêperie, broderie, langue bretonne, chant, etc. L'atelier de danse est ouvert aux adultes comme aux enfants mais c'est à ces derniers, possibles danseurs de demain, qu'est réservé le premier jour. Pas en avant et pas en arrière, séries de douze et puis séries de huit, il n'est pas toujours facile pour les bambins de bien coordonner. L'entrain des animateurs, la présence des moniteurs dans la ronde et les chants aident toutefois les enfants : ils auront très bientôt leurs premiers "réflexes bretons". |
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